une tradition en Haute Provence…

 

plantes aromatiques et médicinales…


La Haute Provence, et plus particulièrement le pays de Forcalquier et la montagne de Lure ont une grande tradition de cueillettes de plantes aromatiques et médicinales, depuis plusieurs siècles.
Les marchands « droguistes » de la montagne de Lure ont fait du négoce avec leurs récoltes dans la France entière, jusqu’au milieu du XIX° siècle.

Aujourd’hui, cette pratique persiste, permettant à de petits producteurs de vivre de cette activité passionnante, proche de la nature.

Outre les célèbres plantes aromatiques entrant par exemple dans la composition des fameuses « herbes de Provence« , à savoir le thym, sarriette, romarin, origan, qui peuplent abondamment nos collines (pour le plus grand bonheur des distillateurs), la diversité des terroirs permet aussi une grande diversité de « simples« , terme consacré pour désigner toute plante ayant des vertus médicinales.

Les cueillettes s’échelonnent du début du printemps jusqu’au milieu de l’automne, avec un « pic » intensif de mai à août.

La nature est aussi suffisamment généreuse, en Haute Provence, pour fournir une foule de petites baies sauvages mûrissant en automne, permettant à ces cueilleurs de préparer et vendre de délicieuses confitures aux parfums inattendus autant que savoureux … à découvrir sur les différents marchés locaux !

la lavande, tout une histoire…

La lavande sauvage qui pousse dans les « badassières » (landes couvertes de plantes aromatiques), est récoltée elle aussi depuis longtemps, c’est une tradition ancienne pour la parfumerie et la pharmacie.

  • Au début du XX° siècle, la mise en culture de la lavande est préconisée dans les zones pauvres comme remède à l’exode rural et à l’abandon des campagnes.
    C’est un revenu complémentaire à l’élevage.
    Les conditions naturelles lui sont favorables.
    Les parfumeries grassoises en plein essor, cherchent à implanter cultures et distilleries dans l’arrière pays.Cette culture connaît un développement surtout à partir des années 20, et en 1930, apparaît le lavandin, hybride aux variétés très productives.Malgré des crises successives, le problème de la dégénérescence des plans, les aléas du marché et la concurrence des essences d’importation et de synthèse, la Haute Provence est toujours une grande productrice.

La lavande présente différentes variétés :

  • la lavande officinale ou lavande fine qui est cultivée entre 800 et 1500 m dans les départements du Vaucluse, Alpes de Haute Provence,Hautes Alpes et Drôme. Ils ont obtenu une appellation d’origine « lavande fine de Haute Provence ». Elle est utilisée pour la parfumerie et la pharmacie.- la lavande aspic très camphrée, utilisée pour les peintures et les vernis.- le lavandin, hybride qui a fait l’objet de nombreuses sélections. Sa teneur en huile essentielle est plus élevée et il est plus camphré que l’essence de lavande fine.
    Il est utilisé dans les détergents et les savonneries, mais la médecine populaire « bas-alpine » l’emploie comme la lavande vraie.

les autres cultures de plantes …

La lavande de Provence et les abeilles

D’autres cultures de plantes se développent aussi pour la distillation : la menthe, la sauge sclarée, l’hysope et l’estragon.

Il existe plusieurs procédés d’extraction des matières aromatiques, mais le plus répandu est la distillation à la vapeur d’eau qui donne des huiles essentielles.

Celles-ci sont utilisées soit pour la parfumerie soit pour l’aromathérapie.
Il faut alors choisir des végétaux non pollués, avec ni pesticides ni herbicides et de bonnes conditions de cueillette, culture et séchage.
La durée de la distillation est aussi très importante.

Enfin, la lavande a une association très ancienne avec l’abeille.
Le miel de lavande est très recherché pour sa finesse et sa saveur.
L’apiculteur a besoin du lavandiculteur et inversement.
L’abeille assure la pollinisation des lavandes fines.