C’est quoi une AMAP ? …

 

AMAP, des consommateurs et des agriculteurs


Pour maintenir une agriculture paysanne et pour préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable, socialement équitable et écologiquement saine, il s’est crée des AMAP dans le Val de Provence: à Saint Andiol, à Verquières, à Noves et bien d’autres AMAP existent en Provence.

Chaque AMAP est indépendante et a son propre fonctionnement.

L’AMAP réunit des consommateurs et des agriculteurs autour d’un contrat dans lequel chacun achète en début de saison une part de la production qui lui est livrée périodiquement à un coût constant.

La participation active des AMAP à Alliance Provence est indispensable pour dynamiser le réseau et permettre son fonctionnement démocratique.

Le panier est à un prix inférieur de 10 à 20% environ à celui pratiqué sur les marchés, plusieurs familles le récupèrent directement à la ferme ou en ville, ou dans un point de dépot.

L’agriculteur s’engage à exploiter sa production conformément à la charte des AMAP.
Il doit informer régulièrement les adhérents de ses pratiques, de ses techniques et de ses contraintes.
Il s’engage à accueillir dans un but pédagogique au moins deux fois par an les adhérents dans son exploitation et à organiser des ateliers de manière à les sensibiliser au travail de la terre.
Ces journées se terminent par un repas convivial.

L’Amapien de son coté accepte les variations dues aux aléas climatiques et agricoles dans la composition des paniers (diminution ou surproduction).

Cette organisation a considérablement changé les conditions de travail de l’agriculteur: il sort de la précarité, sa production est vendue d’avance, les contrats stabilisent ses revenus.

Les AMAP, un réseau vivant …

L’AMAP, association pour le maintien de l’agriculture paysanne,
mérite magnifiquement son nom

Les inondations dramatiques qui ont frappé Draguignan (Var) le 15 juin 2010, ont touché plusieurs agriculteurs.

  • Au bord de la Nartuby au sortir des gorges de Chateaudouble, la rivière a détruit au 2/3 une exploitation paysanne « Amapienne »:- sur une centaine d’Amapiens, aucun d’entre eux n’a demandé à être remboursé, ni rompu son contrat.
    – rapidement d’autres agriculteurs donnent spontanément, avec l’accord de leurs Amapiens, des parts de leur production pour maintenir le fonctionnement de l’Amap
    Un dizaine d’entre eux envisage un dispositif d’aide: 4 mois après la catastrophe, un hectare de parcelle est reconstituée, couverte d’engrais vert et prête à être travaillée au printemps suivant.
  • Au bord de la Florieye à Taradeau, une exploitation chevrière et bovine voit ses parcs emportés :- des chantiers de nettoyage sont ouverts à tout le monde pour nettoyer le chaos engendré par l’inondation
    – En 3 ou 4 chantiers, les éleveurs ont pu garder le moral, se reprendre et envisager l’avenir avec espoir.
    L’entraide a été décisive pour la poursuite de l’activité agricole.

Une autre remarquable action des AMAP s’est jouée autour du maintien de l’abattoir de Digne

  • Celui-ci, déclaré non rentable, est mis en liquidation judicaire en décembre 2008 :- Pour maintenir leur outil de travail, une trentaine d’élèveurs se constituent en SARL et reprennent l’atelier d’abattage et de découpe de Digne.
    – Janvier 2009, 3 AMAP déposent un dossier de participation à la nouvelle société, représentant chacun 50 adhérents.
    Six autres AMAP en 2009, puis une 7ème en 2010 rejoignent la SARL de Digne en soutien aux éleveurs.
    En 2010, pour la première année, l’atelier d’abattage et de découpe de Digne est bénéficiaire.